Le travail prendra trois mois. Un taxidermiste vaudois aurait bien voulu décrocher le job
IMMORTALISÉ. «Cela m’aurait bien plu de naturaliser l’ours»,confieAristideCodourey. Ex-taxidermiste du Musée de zoologie de Lausanne, le Vaudois, près de quarante ans de métier, est un peu déçu. Il était prêt à prendre le premier train pour immortaliser «JJ3», comme il l’a assuré au «Blick». «C’est notre taxidermiste attitré qui se charge de cette mission, explique Jürg Paul Müller, directeur du Musée d’histoire naturelle des Grisons, basé à Coire, auquel le cadavre de «JJ3» a été confié. Il en a déjà réalisé un d’excellente facture.» L’empaillement a déjà débuté, l’opération durera environ trois mois. La carrière de l’ours, âgé de 2 ans et demi et pesant de 107 kg, sera ensuite relancée. «Si la naturalisation de l’ours est bien faite, il peut se conserver de manière intacte durantdeuxcentsans,explique AristideCodourey.Acondition toutefois de le préserver de la lumière.» Le Vaudois connaît bien les plantigrades. En 2007, il a empaillé quatre grizzlis tués au Japon. «Il y a deux méthodes. Soitutiliserunmoulestandardisé sur lequel on fixe la peau,soitensculpterunàpartir ducorpsdel’animal.Cettedernière technique est de loin la meilleure.»
{avril 20, 2008} L’ours «JJ3» est mort, on l’empaille déjà

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